Ecrire, effacer, écrire encore et réeffacer. Trop penser ne mène à rien de vraiment utile. La vie est faite de stéréotypes à réutiliser, mais pourtant bien futiles. Mon coeur fait boum sur mon torse, j'me sens oppressé alors qu'il n'y a vraiment pas de raisons pour que mes sensations soient telles en ce moment. Tout va bien, je suis avec une fille que je pense aimer car c'est pour l'instant avec elle que mes sentiments ont grimpé jusqu'au plus haut sommet de ma montagne. Le seul problème serait peut-être qu'elle me manque à la moindre seconde où je la cherche à mes côtés, et qu'elle est vu par les autres presque au même niveau que je la vois moi, ça me met donc en danger. "Tu m'expliques qu'est-ce que la paranoïa?" "Je viens de te le montrer." Je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça mais c'est vraiment une belle merde en tout cas, je vous promets que oui. Disons que cette façon d'être plus que détestable pour soi est peut-être malgré tout acceptable par les autres(ou pas) mais destructrice spontanément en tout cas. Malgré ses paroles face auxquelles je ne peux que changer d'état d'esprit instantanément, ça n'est que de très courte durée. Voilà un exemple type de Moi. Tout simplement Moi. Simplement compliqué, chiant, bizarre, parfois incompréhensible, et à croire plaisant malgré tout. J'ai tendance à tout donner. C'est bon au début puis ça change, en donnant tout je n'ai bientôt plus rien à donner et la lassitude entre en jeu, ou alors sans même arriver jusque-là, l'overdose du "trop" s'installe, mais pas chez moi biensûr, non ce serait trop facile que de se rendre compte de ce qu'on laisse paraître au grand jour. Je prends souvent la décision de me résigner mais à croire que ce n'est pas la bonne puisque je n'y arrive pas. Je me regarde taper sur mon clavier le plus vite possible pour ne pas laisser s'échapper une parole entre ma pensée et la mise en forme de mon clavier à mon écran. Je crois que c'est une chose qui laisse paraître l'agréable mais qui n'a pas de profondeur malgré qu'elle laisse fortement paraître tout l'inverse. La majorité des gens suive ce chemin sans jamais comprendre la vrai destination de ces faits, ou alors s'en rendent compte que trop tard lorsqu'ils en sont complètement désintéressés. Je me dis que ce que je fais ne sert probablement à rien mis à part à me faire aller mieux, peut-être. Combien de fois n'ai-je pas fait ceci puis en ai effacé toute trace d'une simple touche. C'est finalement du gâchi je pense et je me promets de tout garder cette fois-ci. C'est du gâchis du fait que c'est une source d'idée qui pourrait étendre son aura infiniment si cela était possible et désiré je pense, mais ce n'est pas le cas alors ça restera humble mais sans pour autant perdre sa richesse, aussi variée peut-elle être. Tu finis finalement par calmer cette hystérie passagère qui te fait créer, agir, faire des choses parfois regrettables, ou parfois inattendues et fortement appréciées. Je pense que la dernière solution se collera à ceci. J'espère avoir finalement compris ma particularité, je ne veux pas parler de problème car ce mot reflette seulement des inconvénients alors que là, il y a malgré tout certains avantages de temps en temps, je résumerais enfin celle-ci par cela : prendre les choses trop à coeur. Voilà la clé, ou pas. Je pense que c'est une serrure sans clé et que c'est sans doute voulu qu'il n'en existe pas, je saurais la réponse au plus tard possible. Je pense qu'à présent vous pouvez sortir de cette pièce, encore faudrait-il avoir réussi à y entrer. Paradoxalement, je ne parlerais pas ici de présence physique mais mentale, et je crains que la majorité de vous, lecteurs, n'en ai plus depuis la seconde ligne.